• 2 août 1914
    Armés jusqu'aux dents, jetons nous aux flammes de l'enfer, parmi les obus et les explosions. Ah Ferdinand, assassiné le 28 juin ! Tellement prévisible que personne ne l'a venu venir, ce petit Serbe maudit ! Il n'était pas seul, juste un petit groupe de rien du tout, trahissant toute une armée, amenant horreur, rage et colère dans le monde. Ah et nous, où allons-nous ? Avec ces armes crachant le feu et l'injustice. Mourir pour la paix est un honneur pour tellement de monde, certes, mais que de pertes inutiles ! Nous n'avons rien à faire nous, pays colonisés, contraint par le lien de la Triple-Entente, de suivre l'Angleterre et de venir en aide à la Hongrie, et jurer les Serbes. Anne, ma douce, toujours fiancée mais pas mariée, ne parle plus. Elle pleure chaque soir, et prie Dieu de lui revenir en vie. Je vais la rejoindre au chevet maintenant.... Sauvant mon honneur, ma famille, ma patrie, je pars dans deux jours, suivre les soldats, dans la boue, le sang et la mort.
     
    "Les maisons renaîtront sous leurs toits rouges, les ruines redeviendront des villes et les tranchée des champs, les soldats victorieux rentrerons chez eux mais vous ne rentrez jamais."
     
    A.C

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