• 2 août 1914
    Armés jusqu'aux dents, jetons nous aux flammes de l'enfer, parmi les obus et les explosions. Ah Ferdinand, assassiné le 28 juin ! Tellement prévisible que personne ne l'a venu venir, ce petit Serbe maudit ! Il n'était pas seul, juste un petit groupe de rien du tout, trahissant toute une armée, amenant horreur, rage et colère dans le monde. Ah et nous, où allons-nous ? Avec ces armes crachant le feu et l'injustice. Mourir pour la paix est un honneur pour tellement de monde, certes, mais que de pertes inutiles ! Nous n'avons rien à faire nous, pays colonisés, contraint par le lien de la Triple-Entente, de suivre l'Angleterre et de venir en aide à la Hongrie, et jurer les Serbes. Anne, ma douce, toujours fiancée mais pas mariée, ne parle plus. Elle pleure chaque soir, et prie Dieu de lui revenir en vie. Je vais la rejoindre au chevet maintenant.... Sauvant mon honneur, ma famille, ma patrie, je pars dans deux jours, suivre les soldats, dans la boue, le sang et la mort.
     
    "Les maisons renaîtront sous leurs toits rouges, les ruines redeviendront des villes et les tranchée des champs, les soldats victorieux rentrerons chez eux mais vous ne rentrez jamais."
     
    A.C

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  • 24 mai 1914
    Au grande nouvelle, de bonne nouvelle ! François Ferdinand, prince héritier de l'empire austro-hongrois, doit passer par une visite de Sarajevo, mais parmi les bonnes, une mauvaise, car c'est un voyage risqué à prévoir : pour cause, la date, sois du 28 juin, "anniversaire" de la défaite des Serbes. Une escorte est à prévoir à l'occasion, pour la sécurité du prince héritier.
    Pour ma part, aujourd'hui, jour de chance, le contre-maître m'a offert 3 francs de plus à mon salaire, une superbe promotion qui me donnera plaisir d'offrir à ma tendre Anne une parure, certes peu cher et de petite valeur, mais aussi fine que son doux visage. Son anniversaire n'est plus qu'a un mois, et je réserve de petites économies à cette soyeuse parure.
    La foule était calme ces jours-ci, fort inquiétant ! Les grands hommes restent chez eux, trop occupés à leurs affaires d'argent, et les petits ouvriers comme moi, ne cherchent plus les rues, et ne pensent qu'à travailler. Les pauvres femmes en sont même au point de devoir se mettre à faire de petits travaux, pour gagner quelques centimes de franc, à peine pour un pain.
    La vie est dure ces temps-ci, mais avec le temps, tout s’arrangera sûrement, et j'en prie le ciel pour nous sortir de cette galère financière.
     
    A.C 

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  • 16 avril 1914
    Je m'appelle Adam Cooper, 22 ans et cordonnier. Originaire de Darwin, l'Australie est devenu une colonie anglophone. Chaque jour la foule marche dans les rues, réclamant justice. Une foule d'hommes bien sûr. Tout le monde prend peur de la Serbie, de son extension sans fin. La situation de la Serbie inquiète la Triple-Entente. Mais bon. Un jour comme un autre pour l'Australie, tous les hommes se lèvent de bon matin, pour remplir leur fonction d'ouvrier. Leur femme reste sagement au logis, s'occupant de nourrir la fratrie. Pour ma part, notre union avec Anne, ne sera qu'en août. Nous avons enfin une date bon dieu !
    Ma journée de travail fut encore bien difficile, un salaire bien maigre pour en vivre, et un dur labeur chaque jour, sous les folies du contre-maître. Je n'ai gagné que 6 francs. Trop peu pour moi et ma douce.
    Sur ce, je pars rejoindre ma future épouse, je n'ai pas plus de nouvelle à donner, une journée comme toutes les autres.
     
    A.C

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